À Toulouse, la chaleur ne se résume pas au climat, et une rencontre torride à Toulouse suit souvent le calendrier de la ville. Dès mars, la foule envahit la Daurade et la vaste pelouse des Filtres à la sortie des bureaux ; les premiers apéros au bord de la Garonne ont un goût de libération. En juin, le festival Rio Loco installe ses scènes sur les berges et les soirées deviennent interminables, entre les terrasses de Saint-Pierre et les rues des Carmes. Juillet et août vident un peu la ville, mais ceux qui restent connaissent ces nuits où il fait encore trente degrés à minuit et où une nuit torride paraît presque inévitable.
L'automne toulousain reste doux longtemps : on dîne dehors à Saint-Cyprien jusqu'en octobre, on traîne au marché Victor-Hugo le samedi, on se retrouve pour un verre place Arnaud-Bernard. L'hiver, plus court qu'ailleurs, a ses moments à lui, comme la fête de la Violette en février, quand les étals du Capitole se teintent de mauve et que la ville attend le printemps. Les femmes qui publient une annonce viennent des Minimes, de Rangueil, de Balma ou de Croix-de-Pierre ; elles travaillent dans l'aéronautique, à l'hôpital Purpan, dans l'enseignement supérieur ou derrière un comptoir. Elles disent quelle saison les réveille et ce qu'elles espèrent d'un plan torride : un rendez-vous assumé, une aventure chaude entre adultes, sans faux-semblants. Dans cette ville, on mise sur la sincérité autant que sur l'audace. Envie de varier ? annonces de couples candaulistes vaut clairement le détour.